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Pierre Barnérias: plonger dans les ténèbres sans perdre la lumière

Certains explorent les ténèbres pour les dénoncer. D’autres cherchent la lumière pour l’annoncer. Pierre Barnérias fait les deux ! Journaliste passionné, grand reporter, réalisateur de documentaires pour la télévision et le cinéma, il porte aujourd’hui un regard lucide sur quarante années de métier et sur l’évolution du journalisme.

Quel est le rôle du journaliste ? Quelle éthique devrait guider sa mission d’informer ? Et qu’en est-il réellement aujourd’hui ?

Initiateur de la Bonne Nouvelle du Jour et de séries positives comme Passeurs d’Espoir, Pierre Barnérias se définit avant tout comme un témoin du réel. Son credo : s’appuyer sur les faits pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons et donner des raisons d’espérer.

Selon lui, le journalisme a progressivement perdu sa foi, son identité et son intégrité. Trois grandes agences de presse, liées à de puissants intérêts économiques, alimentent aujourd’hui l’essentiel du flux mondial d’informations. Dans ce contexte, estime-t-il, l’information cède de plus en plus la place au divertissement et à la distraction.

Après avoir réalisé la trilogie Hold-Up, Hold On et Hold Out, consacrée à l’analyse de la crise du Covid et aux voies de sortie possibles, il s’est attaqué à un sujet particulièrement sensible : les réseaux pédocriminels. Avec le film Les Survivantes et la série documentaire C’est notre petit secret, il donne la parole à celles et ceux qui ont survécu à ces systèmes de violence extrême. Une démarche qu’il considère comme un devoir face à l’une des formes les plus sombres du mal contemporain qui gangrène nos sociétés et vise, avant tout, les enfants.

Parallèlement, Pierre Barnérias poursuit une quête spirituelle qui l’habite depuis de nombreuses années. Des films tels que M et le 3ème secret, Thanatos ou Miracles en témoignent. Il travaille actuellement à l’écriture d’un scénario consacré à Marie-Madeleine, surnommée « l’apôtre des apôtres ». Une manière pour lui de partager son émerveillement devant le beau, le bien et le vrai, et d’affirmer sa confiance dans le potentiel de l’être humain, malgré la noirceur de notre époque.

Lorsqu’il enseignait le journalisme, il invitait ses étudiants à se poser trois questions avant de diffuser une information : « Est-ce utile ? Est-ce nouveau ? Quelles solutions pouvons-nous proposer ? » Les réseaux sociaux constituent aujourd’hui l’un des derniers espaces de liberté pour informer. Pour combien de temps encore ? Le journalisme citoyen prend de l’ampleur, notamment à travers des initiatives comme la plateforme citizen-light. Nous sommes potentiellement huit milliards de reporters citoyens, autant de chercheurs de vérité appelés à redonner au journalisme sa vocation première : informer pour éclairer. À nous de devenir les témoins lucides de notre temps et les artisans d’une information qui révèle et inspire plutôt qu’elle ne manipule.

⭕ Site de Citizen light : https://citizen-light.fr

⭕ Site de Citizen light : https://www.citizen-v.com/fr

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