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Gardiens de la Terre d’ailleurs et d’ici

Depuis bientôt dix ans, Barbara Steudler et son équipe tissent des liens entre les Gardiens de la Terre d’ailleurs et d’ici. Ces rencontres réunissent des représentants des peuples premiers et des personnes engagées dans la protection de notre planète. Chants, cérémonies, transmissions et moments partagés dans la nature invitent à découvrir les sagesses ancestrales et à se rencontrer de cœur à cœur.

Habiter un territoire, c’est apprendre à le connaître et à en prendre soin, dans un dialogue constant avec les éléments et tous ses habitants. Les traditions portées par ces peuples nous rappellent notre appartenance à la trame du vivant. Elles invitent aussi à écouter le monde invisible dans lequel le visible prend sa source. Cette reliance, trop souvent oubliée dans notre civilisation matérialiste et désenchantée, souligne qu’une véritable transition écologique nécessite une transformation de notre conscience et de notre manière d’être au monde.

Pour de nombreux peuples autochtones, préserver cette relation exige de défendre leurs terres, menacées notamment par l’exploitation minière, pétrolière ou forestière. La pollution des sols, de l’air et des eaux fragilise leurs milieux de vie, leur autonomie et la transmission de leurs cultures et médecines ancestrales. En venant en Europe, ces représentants partagent leurs savoirs et nous invitent à raviver nos liens avec nous-mêmes, les autres, notre environnement et le cosmos. Ils font aussi connaître leurs luttes pour protéger leurs territoires sacrés, faire reconnaître leurs droits ou pouvoir racheter les terres dont ils ont été spoliés.

Du 14 au 18 septembre 2026, à Saint-Cergue, douze leaders, guérisseurs et gardiens de sagesse venus d’Amazonie, de Colombie, du Mexique, du Bénin et de Suisse se sont réunis autour d’un parcours à travers les cinq éléments : terre, éther, air, eau et feu. L’intention était de réveiller en chacun le Gardien de la Terre : cette capacité à prendre soin, à protéger, à transmettre et à agir avec justesse, dans l’ouverture du cœur et la fraternité.

Le moment semble venu de donner à ces échanges un lieu où s’enraciner : une Maison des sagesses et des savoirs, en Suisse, dans les montagnes vaudoises ou valaisannes. Un lieu d’écoute et de transmission, où les représentants des peuples premiers pourraient dialoguer avec celles et ceux qui, ici aussi, cultivent leur relation à la Terre, à ses habitants et aux connaissances traditionnelles. Une maison pour apprendre les uns des autres, dans un esprit de réciprocité, et retrouver l’art d’habiter le monde avec respect, conscience et gratitude.

Ce projet fait écho à la prophétie de l’aigle et du condor, qui évoque leur vol dans un même ciel : l’alliance de l’intellect, de la science et de la puissance technique avec l’intelligence du cœur, l’intuition et le lien au vivant. Une invitation à unir ces forces au service de la vie et à ouvrir un nouvel horizon de conscience.

Dans cette vidéo, quelques participants à la rencontre de septembre 2026 (Sana Yawanawa, Bixhu Rua Bake, Huke Nete Huke Nete, Ninawa Inu Huni Kuin, Senta Depuydt, Narciso Coronado, Christophe Perret-Gentil, Barbara Steudler, Mathieu Frecon et Jacques Rosset) partagent leurs expériences, ce qui les a touchés et leurs rêves pour prolonger cette aventure. Leurs témoignages soulignent l’importance de faire vivre ces sagesses à un moment crucial de notre histoire commune d’habitants de la Terre. A l’opposé des projets transhumanistes hors sol, ils ouvrent un autre horizon : celui d’un humanisme enraciné dans nos territoires, relié au vivant et connecté à la Source.

Pour en savoir plus :
https://www.terresdesagesses.ch/l-archipel-du-vivant

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